Epices Samarcande: thés, épices, cafés ou infusions.
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La route des épices.

Comme pour toute découverte, l'ouverture au Sud de la route maritime des épices, ne fut pas le fruit du hasard. Un travail important des navigateurs et géographes portugais avait préparé la voie depuis plus d'un demi siècle. Henri le navigateur, qui a encouragé les voyages d'exploration sur les côtes africaines fut le plus célèbre. Chritophe Colomb parti en 1492 vers l'Ouest pour chercher de l'or et des épices, espérait ainsi toucher directement la terre des Indes grandes pourvoyeuses de ces denrées précieuses. Pour faire face aux désirs de conquêtes des puissances maritimes du Sud de l'Europe, l'Espagne et le Portugal, le traité de Tordesillas (1494) partagea les futures conquêtes maritimes en deux mondes au-delà et en deça des îles du Cap Vert. La maîtrise du commerce des Epices et donc de leur approvisionnement était un objectif essentiel pour les puissances portugaises et espagnoles de l'époque qui voulaient ainsi contourner le monopole des Arabes et des Vénitiens en Méditerranée. Vasco de Gama franchit le Cap de Bonne Espérance en 1497 et débarque en Inde en 1498. Des commerçants arabes présents sur place lui demandent " Comment par le diable es-tu venu ici ? ". Ils voyaient là s'effondrer leur monopole. " Nous cherchons des chrétiens et des épices " répondit le navigateur portugais. A partir de là, Hollandais puis Anglais se sont succédés durant les 3 siècles suivants pour maîtriser ces voies de commerce, s'approprier des territoires et bâtir une partie de leurs richesses coloniales. La valeur économique de ces produits s'affaiblira avec la multiplication des sites de culture. Pierre Poivre, botaniste français du XVIIème siècle, sera l'un des principaux artisans de ce déclin. Les Hollandais protègeaient farouchement l'accès aux îles Moluques de peur de voir s'exporter pour d'autres lieux de cultures, des plants de girofliers ou muscadiers qui auraient ruiné leur monople. Ce vol était d'ailleurs puni de mort. Après de multiples tentatives Pierre Poivre réussit à transplanter des poivriers et plus tard des muscadiers à l'île Maurice. Cela entraîna, plus tard, dans les différents empires coloniaux, hollandais, anglais, français une dispersion des lieux de production, non plus simplement des épices mais aussi du café, de l'hévéa, du cacao et bien d'autres plantes.



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